Maux grégaires
Espoir..
Il voyage pour se consoler
Dans un nid sur un arbre perché
Où gisent des petits abandonnés
Qui guettaient ses sourires
Qui sans lui seront sans être
Sans nul, aucun devenir.
Le rêve persiste et résiste aux péchés
Se nourrissants du passé, lien sacré
Où vit lumière et fut baptisé
Sous l’étoile bénie poètes maudits.
Bienvenu ! Toi qui est tant attendu
O toi qui ne cesse de m’éblouir
Avec tes rides infinies,
Avec tes sources inconnues
Qui illuminent ton âme immaculée.
Je sortirais des tristesses du temps
Pour meubler l’espace qui manque,
Et de l’éternelles écumes du temps
Qui se brisent sur ses mots creux
Qui éclaboussent les rives
De ce silence peu pieux.
J’escaladerais ces clôtures
De cette forêt vierge
Qui s’éclipse dans ma mémoire
Envahie par un quotidien
Sourd-muet qui se veut mien.
Voyageur de cette planète
Tant observée et scrutée
Pourras-tu chasser le gébier de cette jungle
Qui regorge de prédateurs ?
W.Aziz 1992